Estime de soi : Comment aider son enfant à la renforcer ?

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Comment renforcer l’estime de soi de son enfant ?

Qu’est-ce que c’est ?

Il existe une différence entre l’estime de soi, et la confiance en soi.

  • La confiance en soi, c’est croire en ses capacités. Savoir qu’on est capable, et savoir de quoi on est capable.
  • L’estime de soi en revanche, c’est croire en ses valeurs. Evaluer ce que l’on vaut. Établir une opinion émotionnelle de soi-même.

Souvent, on remarque rapidement qu’une personne a une mauvaise estime d’elle-même. Elle a tendance à être mal à l’aise, elle utilise des expressions qui la dévalorisent, elle évite la prise de risque car elle vit l’échec et l’erreur comme quelque chose qui peut la détruire, elle n’ose pas s’affirmer ou s’exprimer librement.

Ces symptômes peuvent être vécus par les adultes, mais aussi par les enfants. Et souvent, c’est assez douloureux !

Alors comment aider nos enfants à avoir une bonne estime d’eux-mêmes, pour qu’ils deviennent des adultes épanouis ?

« Je suis un guide et un exemple pour mes enfants »

Comme beaucoup de choses, cela commence par montrer l’exemple !

Les neurones miroirs jouent un rôle très important dans la vie sociale, et les enfants s’en servent pour apprendre en imitant.

En tant que parent, il est donc très important de veiller à employer sur soi-même un vocabulaire bienveillant ; à prendre soin de soi, à montrer qu’on ose aller jusqu’au bout de ce qu’on entreprend, même si on n’est pas toujours satisfait du résultat. On peut par exemple répéter :

« Je n’abandonnerai pas jusqu’à ce que je sois fièr(e) de ce que j’ai fait ! »

Le cerveau est en continuelle construction

Une chose essentielle à enseigner aux enfants, est qu’ils sont capables de tout apprendre. Leur cerveau n’est pas figé. Au contraire, plus ils apprennent, plus ils font des expériences, et plus leur cerveau se « muscle », et est en croissance.

Il est aussi indispensable de leur faire comprendre que cela demande de la persévérance et du travail.

Quand on s’en donne la peine, quand on persévère et qu’on va jusqu’au bout, on peut être fier de soi. je vous renote ici cette phrase intéressante à intégrer : « Je n’abandonnerai pas jusqu’à ce que je puisse être fièr(e) ! ».

Connaissez-vous l’histoire de Thomas Edison ?

C’est l’inventeur de l’ampoule électrique. Avant de parvenir à créer cet objet que nous utilisons quotidiennement sans même y penser, Thomas Edison a fait près de 10 000 tentatives.

Pour la petite histoire, Thomas Edison aurait déclaré :

« Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. Je ne me décourage pas car chaque tentative échouée est un pas en avant vers la réussite ».

Enseignons à nos enfants que chaque erreur est une occasion d’apprendre.

Encourageons les efforts, pas les résultats !

Cela nous mène à un autre principe que j’ai eu du mal à mettre en place… Pourtant cela me semblait évident, mais l’habitude me jouait des tours!

Il s’agit de toujours encourager les efforts, mais pas les résultats.

Cela aide l’enfant à comprendre que la persévérance est plus importante que la réussite immédiate.

Et cela forge l’estime de soi puisqu’on n’évalue plus sa propre valeur en fonction des résultats que l’on obtient.

Employez ce mot magique :

Si vous entendez un enfant dire « je ne peux pas » ou « je ne sais pas faire », ajoutez simplement ENCORE dans sa phrase :

« Tu veux dire que tu ne sais pas ENCORE faire ? »

Cela active le champ des possibles, et permet à l’enfant de relativiser.

Une super activité à faire en famille, est de noter au centre d’une feuille « je ne sais pas encore » et de faire une étoile avec ce que chaque membre de la famille ne sait pas encore faire, mais qu’il aimerait apprendre.

Ainsi l’enfant ancre visuellement le fait que nous sommes tous et toujours en évolution, que rien n’est figé, et que s’il s’en donne la peine, il peut s’améliorer.

Devenons nos propres héros !

Un autre exercice intéressant à faire avec les enfants pour développer leur estime d’eux-mêmes, et de leur faire faire une couronne.

Sur chaque pierre précieuse, l’enfant va noter une de ses qualités. On peut l’aider s’il a du mal à trouver au départ, en lui disant ce que l’on apprécie chez lui.

Ensuite, cela peut devenir un accessoire de déguisement que l’enfant portera fièrement.

Un peu comme le vaillant petit tailleur qui inscrit sur sa ceinture « 7 d’un coup », et l’arbore avec fierté.

On peut également proposer à l’enfant d’écrire sur une autre couronne les qualités qu’il admire chez ses héros préférés.

Une fois que la couronne est faite, et que l’enfant est fier de son travail, on lui explique :

« On n’est capable d’admirer chez quelqu’un que les qualités que l’on a en soi (sinon on ne serait pas capable de les voir) »

On peut donc lui dire que ces qualités sont en fait les siennes, et que cette couronne, c’est sa couronne de héros !

Le jeu du miroir

J’ai découvert il y a peu un jeu que je trouve fantastique mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester avec mes enfants. Je vous en explique donc les grandes lignes.

  • Il faut placer un miroir dans une boite en carton.
  • Tous les participants s’installent en cercle, et personne ne doit savoir ce que contient la boite.
  • Il faut ensuite lancer le jeu en disant « Je vais vous faire passer cette boite. Elle contient un personnage extraordinaire. C’est vraiment quelqu’un de remarquable. Vous allez l’ouvrir chacun votre tour. Il faudra que vous décriviez ce que vous voyez, sans jamais dire qui est ce personnage. Décrivez ce que vous aimez chez lui, ses qualités, et ce qui le rend formidable. Une fois que vous avez terminé, fermez la boite, et passez-la à votre voisin qui fera de même. »

N’hésitez pas à me faire un retour dans les commentaires si vous le faites avec vos enfants ! Je trouve ce jeu vraiment très enrichissant.

Les mots doux qui font chaud au coeur

Et pour finir, voici une activité tout aussi bienveillante et agréable à faire en famille ou en groupe :

  • Un enfant s’assoit au centre les yeux fermés,
  • Tout le groupe se met en ronde autour de lui.
  • Chacun son tour, les participants s’approchent de l’enfant au milieu, et lui chuchotent à l’oreille un mot doux, une qualité qu’ils apprécient chez lui, une phrase qui fait du bien.
  • Quand tout le monde est passé, l’enfant au centre peut partager son ressenti s’il le souhaite, ou remercier ceux qui l’entourent.

Faisons vivre à nos enfants les histoires que nous leur lisons !

Lorsqu’un enfant écoute une histoire, il s’identifie au héros.

L »identification aux personnages dépose dans nos consciences des facteurs qui vont nous suivre notre vie durant

Jean (1978)

Souvent, au début de l’histoire, le héros est faible, parfois même idiot, ou rejeté. Ensuite, le récit sert à prouver que le héros est effectivement supérieur à ce que l’on pensait de lui, et qu’il est tout à fait capable de réussir à surmonter les épreuves qui se présentent à lui.

Ainsi d’après Bettelheim, c’est seulement quand l’enfant est convaincu de la supériorité du héros qu’il peut s’identifier à lui. Et cela l’aide à comprendre que la mauvaise opinion qu’il peut avoir sur lui-même est fausse.

Conclusion

L’estime de soi se construit tout au long de la vie. La développer les plus tôt possible chez les enfants leur donnera l’habitude d’être bienveillants envers eux-mêmes, et de s’aimer tels qu’ils sont. Ainsi, à l’âge adulte, ils auront créé « une autoroute vers une bonne estime d’eux mêmes », et cela les aidera sans aucun doute à vivre heureux et épanouis !

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que permettre à vos enfants d’avoir une bonne estime d’eux-mêmes est une de vos priorité ? Dites-nous tout dans les commentaires !

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