Etre « acteur de sa vie » : définition !

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Être « acteur de sa vie » : définition !

 

Il n’y a qu’une seule personne responsable de la qualité de la vie que vous menez. Et cette personne c’est vous !

Jack Canfield

Comme je le disais ici, aider mes enfants à devenir acteurs de leur vie est une de mes priorités.

Cet article sera donc la premier d’une série sur le sujet. Ensemble, nous allons commencer par définir le fait d’être acteur de sa vie. Donner un sens à cette expression que l’on entend et qui apporte parfois plus de frustration que de satisfaction…

Voyons donc tout d’abord comment être nous-mêmes des guides et des exemples pour nos enfants en approfondissant des notions essentielles.

Ensuite, dans les prochains articles nous verrons comment appliquer ces principes dans l’éducation de nos enfants pour les aider à devenir eux-mêmes acteurs de leur vie.

Être acteur vs. être spectateur

L’idée d’être acteur de sa vie s’oppose à celle d’en être spectateur. 

Un état passif, une tendance à regarder sa vie défiler, l’habitude de se trouver des excuses… tant de choses qui font que l’on risque d’arriver à la fin de sa vie et de se dire que le film était banal, voire même nul !

Au contraire, être capable de se prendre en mains, d’assumer les responsabilités de ses actes, et de se remettre en question sont autant de qualités qui permettent de devenir épanoui et acteur au quotidien.

Mais concrètement, ça veut dire quoi ?

La qualité de notre vie dépend de la qualité de nos émotions. 

Imaginons un arbre. Un bel arbre bien feuillu, dont les branches forment une canopée fabuleuse et admirable. Voilà votre vie. Qu’y a-t-il sous terre ? Des racines puissantes et profondément ancrées, qui permettent à l’arbre de se nourrir et de nous offrir ce si beau spectacle. 

Les racines : nos pensées

Ces racines sont comme les pensées que vous avez tous les jours. Pensées positives : elles vous nourrissent et vous aident à grandir. Pensées toxiques : elles font le contraire.

Le tronc : nos émotions

Ensuite vient le tronc. Fort, solide, fait d’un bois bien structuré. Ce sont les émotions. Elles découlent directement des pensées. 

Prenons un exemple concret : le facteur arrive, et dépose une liasse d’enveloppes dans votre boîtes aux lettres. Anxieusement vous allez chercher votre courrier en pensant aux factures qui vous attendent encore. Cette pensée est toxique, n’est-ce pas ? Elle amène donc avec elle des émotions de doutes, de peur, et de frustration. Si au contraire vous vous étiez précipité sur le courrier en souhaitant y trouver une carte postale d’un ami parti en vacances et vous donnant de ses nouvelles, vous n’auriez pas eu ces pensées, et votre état émotionnel lors de l’ouverture de la boîte aux lettres aurait été différent. Peut-être alors auriez-vous été capable d’accepter ces quelques factures avec plus de bonne humeur !

Les émotions découlent des pensées comme le tronc de l’arbre tire sa force des racines.

Les branches : nos actions

Puis suivent les branches. Ce sont vos actions. Elles sont dirigées vers des buts précis… ou pas ! Avec des pensées positives et donc des émotions dynamisantes, il est facile d’entrevoir que les actions que vous mettrez en place auront plus d’impact. Au contraire, quelqu’un qui aurait une vie remplie de pensées négatives le conduisant à vivre au quotidien avec des émotions toxiques accomplira des actions qui ne font qu’entretenir ce schéma.

Les feuilles : nos résultats

Et enfin, les feuilles de l’arbre viennent parfaire le tableau. Cette canopée merveilleuse sous laquelle nous sommes installés ensemble pour réfléchir aujourd’hui est les résultat de ce que les racines ont tiré de la terre, et de ce que l’arbre a été capable de mettre en place pour transformer la sève brute en véritable nourriture.

Si une branche de l’arbre est malade, ses feuilles seront tristes. Si la branche est vigoureuse, ses feuilles seront pleines de vie. Il en va de même pour les résultats des actions que nous accomplissons chaque jour.

Cercle vertueux ou cercle vicieux

Et pour terminer ce grand cercle, un petit cours de botanique ! C’est dans les feuilles de l’arbre que la sève brute tirée de la terre est transformée en sève élaborée, ensuite redistribuée aux différentes parties de l’arbre pour le renforcer.

C’est aussi vos résultats qui influent sur vos pensées. Donc le cercle peut être vertueux (pensées positives => émotions dynamisantes => actions efficaces => résultats satisfaisants => pensées positives => etc.) ; ou vicieux (pensées négatives => émotions toxiques => actions inefficaces ou même inexistantes => résultats décevants => pensées négatives => etc.)

Il revient donc à dire que pour pouvoir être acteur de notre vie, nous voulons commencer par contrôler nos pensées, et être dans un état qui nous permette d’avoir majoritairement des pensées positives. Mais cela dépend de…

La signification que l’on donne aux circonstances 

Voici un exemple tiré tout droit du livre Pouvoir illimité de Tony Robbins.

Deux garçons jouent sur la plage quand une grosse vague arrive et les renverse. L’un se relève tant bien que mal, et éclate de rire. L’autre se met à hurler, et court vers ses parents et pleurant.

Qu’est-ce qui fait que ces deux garçons, qui ont pourtant vécu exactement la même expérience, aient des réactions aussi différentes ?

Tout simplement la signification que chacun a donné à l’événement.

Et nous pouvons choisir de réagir de telle ou telle manière.

Il suffit souvent de changer un tout petit peu de position pour voir les choses sous un angle complètement différent. 

Toutes les expériences que nous faisons en nous-mêmes, tout ce que nous ressentons, et vivons intérieurement est créé par nous. Nous sommes donc les seuls à pouvoir agir dessus. Nous sommes les seuls à pouvoir changer la signification que nous donnons aux expériences que nous vivons. 

Parfois on ne peut pas contrôler ce que l’on vit. S’il pleut par exemple. On n’y peut rien. Mais on peut choisir de se dire « Super, l’air sera meilleur et plus propre. » ou bien « Oh zut ! encore un temps de chien ! Ca n’en finira donc jamais. »

Il faut apprendre (à force de persévérance et de pratique pour certains) à voir le bon côté des choses, à arrêter de se focaliser sur le négatif, et à prendre conscience de tout ce qui va bien autour de nous. Et faire le choix conscient de se focaliser sur ces bonnes choses en priorité.

Ce qui va mal sera toujours là, mais il y aura toujours aussi des choses qui vont bien !

Passons à la suite et étudions maintenant…

Être responsable et arrêter les excuses

Quoi qu’il arrive j’en assume la responsabilité !

Parfois on agit d’une manière qui nous semble bonne, et finalement le résultat n’est pas du tout celui que nous avions prévu. Plutôt que d’en tirer des leçons, et de voir ce que cela peut nous enseigner, nous avons alors tendance à blâmer telle ou telle personne, ou bien à rager sur la technologie, etc. 

Pourtant assumer la responsabilité de nos erreurs est un excellent moyen de se sentir acteur. Mais cela peut aussi nous donner envie de ne rien faire ! Certains préfèrent rester inactifs plutôt que de risquer de faire des erreurs. 

Une solution pour sortir de cette inaction est d’imaginer la frustration et la déception que l’on ressentira à n’avoir pas tenté le coup. Cela permet de se sortir de sa léthargie, et de se mettre en mouvement.

Le problème, c’est les autres…

On peut se dire que la société est mal en point, que les politiciens sont des pourris, que le système est fait pour les riches, que tout va mal, et que nous n’y pouvons rien.

Ou bien on peut choisir de prendre nos responsabilités, de réaliser que ce ne sont pas les politiciens qui dirigent notre vie, que nous avons nous aussi le pouvoir d’apporter notre valeur, et que nous sommes les capitaines de notre bateau. 

Ces deux façons de penser sont complètement différentes.

L’une rend passif : ce n’est pas de ma faute si j’en suis là ! Je n’y peux rien. 

L’autre rend acteur : Je relève mes manches, et j’avance avec ce que j’ai à disposition et ce que je trouve pour aller plus loin.

On en revient à : 

Quoi qu’il arrive j’en assume la responsabilité.

donc j’ai conscience que :

Ce que je suis aujourd’hui, est le résultat de ce que j’ai mis en place hier. Et ce que je serai demain sera le résultat de ce que je mettrai en place aujourd’hui.

Donc on arrête de se trouver des excuses !

J’ai pas (eu) le temps…
Je suis trop jeune, trop vieille, trop ceci, trop cela…
C’est à cause d’untel…

Ce sont des excuses ! Et cela nous freine plutôt que de nous faire avancer. Donc on n’en veut plus !

Si je n’ai pas eu le temps, c’est sûrement que je ne l’ai pas pris. J’ai choisi de faire ceci à la place parce que cela me semblait plus important.

Je ne me compare pas aux autres, j’avance avec ce que je suis, et ce sont mes différences qui garantissent mon succès.

Qu’aurais-je dû / pu faire pour qu’untel agisse différemment ? Lui avais-je expliqué correctement ce que je voulais ? Lui ai-je laissé la chance de me dire qu’il n’avait pas compris ?

Et du coup…

Je me remets en question

Parfois c’est inconfortable. D’autres fois on n’en a absolument pas envie. C’est souvent dans ces moments-là que se remettre en question est nécessaire !

Accepter de n’avoir pas agit comme il fallait. En tirer les leçons, apprendre de ses erreurs, et se donner la chance de devenir une meilleure personne. Voilà les raisons qui font que se remettre en question est primordial !

Tout les points que nous venons d’évoquer demandent beaucoup d’…

Autodiscipline !

La tendance naturelle est de regarder ce qui va mal pour s’en protéger. C’est un des rôles de notre cerveau. Observer l’environnement et nous protéger des dangers éventuels. 

Mais cette tendance peut nous nuire si on la laisse prendre le dessus. Il faut en avoir conscience.

Au début, prendre le dessus et se forcer à voir le positif là où nous aurions spontanément vu du négatif (aidés en cela par les médias qui ressassent des messages de haine, de violence, et de désespoir…) va demander une réelle et ferme autodiscipline. C’est un vrai travail.

Il faut rester bienveillant envers soi-même, accepter de ne pas réussir à tous les coups, mais retenter systématiquement jusqu’au succès !

Il en va de même pour la métaphore que nous avons faite entre l’arbre et notre vie. Pour avoir les résultats que nous souhaitons, nous devons commencer par contrôler nos pensées. 

Certaines personnes parviennent facilement à avoir des pensées positives, d’autres ont plus une vision négative des choses. Pour ces dernières, contrôler les pensées demandera plus de travail que pour les autres. 

Conclusion

En contrôlant nos pensées (et donc nos émotions, la qualité de nos actions, et les résultats qui en découlent) ; en nous assurant de donner une signification dynamisante aux circonstances de la vie ; en agissant en personnes responsables qui ne nous justifions pas par des excuses ; et faisant preuve d’autodiscipline, NOUS SERONS DES GUIDES ET DES EXEMPLES POUR NOS ENFANTS ET NOUS LEUR PERMETTRONS DE DEVENIR A LEUR TOUR « ACTEURS DE LEUR VIE » !

 

Dites-nous dans les commentaires ce que cet article vous inspire, et comment de votre côté vous permettez à vos enfants de devenir acteurs au lieu de spectateurs. 

Et téléchargez nos histoires audio ! Elles permettront à vos enfants de se divertir en développant des qualités fondamentales pour grandir correctement !

2 commentaires sur “Etre « acteur de sa vie » : définition !”

  1. Si chaque personne décidait de devenir acteur de sa vie mais ce serait une révolution !
    Pour en arriver là il faut avoir fait un gros tri dans sa vie et je pense que l’on évolue par étape.
    Chouette article qui donne a réfléchir dans le bon sens.

    1. Merci !
      En effet, il y a des étapes à passer, et c’est parfois inconfortable ! Mais tellement gratifiant ! Si on enseignait cela aux enfants dès leur plus jeune âge, peut-être cela ne leur demanderait pas autant d’efforts que ce que ça nous en demande à nous une fois adultes ?!

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