Emotions : Comment aider mon enfant à comprendre ce qu’il ressent ?

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Comment aider mon enfant à comprendre ses émotions ?


Comment aider nos enfants à gérer leurs émotions ?

Ça y est, les grandes vacances sont là ! Pour beaucoup d’entre nous, elles amènent avec elles des sentiments et des émotions qui rappellent notre enfance !

Tu ressens cela toi aussi ? L’excitation, la joie, et ce sentiment de liberté très lié aux chaudes journées d’été ?

Les soirées qui s’allongent autour du barbecue… Les après-midi entières à jouer dans l’eau sans jamais se lasser… Les nuits à la belle étoile, où le moindre bruit est inconnu…

Chaque année quand mes enfants sont en vacances, je ressens une espèce de nostalgie et toutes ces émotions remontent à la surface !

Mais je rencontre aussi beaucoup de parents qui ressentent plutôt de l’inquiétude à l’arrivée du mois de juillet… Avec les enfants à la maison, c’est toute une nouvelle organisation à trouver… des activités sympas à proposer… des disputes et des cris à supporter… un vrai chamboulement qui a de quoi être stressant.

A propos… sais-tu d’où nous viennent toutes ces émotions ?

C’est vrai après tout ! On parle souvent du fait que les enfants doivent apprendre à gérer leurs émotions, mais pour pouvoir les y aider, encore faudrait-il savoir nous-mêmes de quoi il s’agit concrètement !

A propos… sais-tu d’où nous viennent toutes ces émotions ? C’est vrai après tout ! On parle souvent du fait que les enfants doivent apprendre à gérer leurs émotions, mais pour pouvoir les y aider, encore faudrait-il savoir nous-mêmes de quoi il s’agit concrètement !

Surtout qu’il nous arrive encore bien souvent de nous sentir à la merci de nos émotions, n’est-ce pas ? Je dis souvent que le meilleur moyen d’enseigner quelque chose à un enfant c’est de montrer l’exemple encore et encore… Alors essayons d’y voir un peu plus clair !

Commençons par un peu de chimie…

Pour commencer, il faut savoir que les émotions sont le résultat de l’activité chimique du cerveau. Les messagers chimiques du corps sont les hormones, et les neurotransmetteurs.

Par exemple :

  • L’adrénaline est une hormone qui permet aux connections nerveuses de se faire plus rapidement. Elle permet au corps d’être prêt à agir, et est donc à l’origine d’émotions telles que la peur, ou la colère.
  • L’ocytocine de son côté est sécrétée lors du contact physique, notamment les câlins. Elle nous permet de ressentir l’amour, et la confiance par exemple. Elle nous permet aussi de nous détendre et de ressentir du bien-être.
  • Le cortisol pour sa part est l’hormone du stress. Elle nous permet d’avoir une sensibilité moindre à la douleur, donne aux muscles plus d’énergie, et augmente la capacité de mémorisation (les professionnels de l’audio visuel le savent bien, et mettent des séquences de publicités aux moments stressants… non seulement pour nous donner envie de savoir la suite, mais aussi pour que nous retenions plus facilement les messages publicitaires!!)
  • La sérotonine est un neurotransmetteur qui contrôle notre humeur. Quand elle est présente en quantité suffisante, nous nous sentons joyeux En revanche, si nous n’avons pas assez de sérotonine, nous allons nous sentir tristes, ou déprimés.
  • La dopamine est un neurotransmetteur qui agit comme une récompense et nous permet de nous sentir fiers de nous-mêmes.

Cette liste est bien entendue non exhaustive..

Elle a simplement vocation à faire prendre conscience que notre cerveau fonctionne grâce à des principes chimiques sans que nous en ayons conscience.

Emotions : de quoi parle-ton ?

Certaines émotions sont désagréables (colère, peur, stress, etc. dans la suite de l’article je les appellerai les émotions toxiques) ; alors que d’autres sont plus plaisantes (amour, joie, sérénité, etc. Dans la suite de l’article je les appellerai les émotions dynamisantes). Pourtant, elles sont toutes nécessaires !

J’explique à mes enfants qu’il est tout à fait légitime d’éprouver de la colère par exemple. Le problème n’est pas l’émotion en elle-même , mais ce qu’on en fait.

Alors comment ne plus être à la merci de
nos émotions cette activité chimique ?

La première chose est de savoir ce que nous ressentons.

Mettre des mots sur l’émotion est important. Cela permet déjà de s’arrêter dans le processus, de prendre conscience de notre propre état, et donc éventuellement d’agir en conséquence.

As-tu remarqué comme on a tendance à utiliser le mot « stress » à toutes les sauces ? Pourtant, parfois il va s’agir d’inquiétude, d’autres fois d’anxiété, etc. Utiliser les bons mots permet d’être plus précis, et surtout de ne pas transformer une petite source d’inquiétude en une montagne insurmontable !

La plupart des émotions sont des variations de 4 émotions principales : joie, tristesse, peur, colère.

Regardons cela plus en détail :

  • La joie : elle va de l’euphorie au simple contentement. Dans tous les cas, on se sent bien, tout simplement ! Mais il est tout à fait normal de ne pas se sentir joyeux en permanence !
  • La tristesse : elle va du petit murmure passager, à la morosité profonde, jusqu’à la dépression. Souvent elle nous gène, et nous pousse parfois aux larmes.
  • La peur : on peut se sentir anxieux, mal à l’aise, ou complètement effrayé ! Parfois on sait pourquoi, d’autres fois on n’en a aucune idée ! Il arrive que la peur nous permette de nous dépasser ; mis dans d’autres situations elle est un frein qui nous paralyse.
  • La colère : elle peut être une sensation soudaine et explosive, ou au contraire n’arriver qu’après un long moment de retenue consciente. Elle n’est pas mauvaise en soi, mais si nous agissons sous son contrôle, nous risquons de regretter nos actes ! Par contre, elle peut être à l’origine de changements positifs dans notre vie. (On ne peut pas passer de la colère à l’euphorie en un claquement de doigts ! Si on veut calmer sa colère, un bon moyen est de se concentrer sur les choses pour lesquelles on ressent de l’appréciation. On parvient alors à donner de nouveaux signaux à notre corps, et donc à éviter d’agir sous le coup de la colère. C’est un travail de longue haleine, il faut en prendre l’habitude ! Il est donc super important de rester bienveillant envers soi-même !)

Toutes les émotions sont tirées de ces 4 émotions principales.

Elles peuvent être une combinaison de plusieurs d’entre elles, ou une des variantes propres à chacune. En tous cas, elles sont toutes nécessaires, et ont toutes une raison d’être.

Alors, pourquoi vouloir apprendre à les gérer ?

Nous avons déjà évoqué dans cet article la raison que je trouve la plus importante.

Nos pensées ont une influence directe sur nos émotions. De nos émotions découlent nos actions, et tout naturellement, les résultats que nous obtenons dans la vie proviennent de nos actions.

Si nous laissons les circonstances de la vie avoir trop de poids sur ce que nous pensons et ressentons, alors nos actions n’iront pas dans le sens souhaité, nos résultats ne seront pas ceux que nous voulons, et nous courrons le risque d’entrer dans le cercle vicieux :

cercle vicieux des émotions
Le cercle vicieux des émotions négatives

En revanche, si nous ne laissons pas nos pensées dépendre des circonstances extérieure, et que nous avons assez de contrôle sur nous-mêmes, nous prenons alors conscience que nos émotions ne dépendent que de nous (et du poids que nous donnons à notre petit dialogue intérieur… vous savez, celui qui envenime les films que nous nous créons pour auto-alimenter nos émotions toxiques !), et nous pouvons alors volontairement rester dans des états dynamisants beaucoup plus propices à la réalisation de soi.

Les autoroutes émotionnelles

Une autre raison pour laquelle il est primordial d’apprendre à gérer nos émotions, est qu’avec l’habitude, notre cerveau crée des autoroutes émotionnelles.

Prenons une exemple : Augustin, mon fils aîné, allait l’année dernière dans une toute petite école de village en Ardèche, où il y avait seulement 15 enfants de la petite section au CM2. Il était connu comme étant le mauvais perdant et le râleur de l’école. Quand il perdait, tout le monde savait qu’il allait partir bouder pour le reste de la récré, voire même de la journée. Petit à petit, il ne prenait plus de plaisir à venir à l’école, et a même terminé l’année en pleurant et s’accrochant à moi à chaque fois que je l’y laissais. Dans son cerveau, des autoroutes émotionnelles s’étaient créées.

Un jour, peut-être, avait-il perdu, et cela l’avait déçu. Il avait exprimé cette déception assez fortement comme savent le faire les enfants ! Peut-être que certains enfants ou les professionnelles de l’école lui avaient fait une remarque un peu déplacée comme « Allez, arrête de faire le bébé ! » ; ou bien « On ne boude pas pour si peu ! ». Peut-être que c’était à une période où Augustin était plus sensible au fait de perdre. Et peut-être alors cette scène avait-elle eu lieu plusieurs jours de suite.

Toujours est-il qu’une autoroute s’était créée :

autoroute émotionnelle

Puis, à force :

autoroute émotionnelle

Et enfin :

autoroute émotionnelle

En août dernier nous avons déménagé. J’ai beaucoup discuté avec Augustin du fait que ce changement d’école était pour lui une chance de ressentir les choses autrement, et de repartir sur de bonnes bases. Il a réussi à créer de nouvelles autoroutes émotionnelles, et cette année, il a pris beaucoup de plaisir à aller à l’école tous les jours. Je dois avouer que cela a été un réel soulagement pour moi !

Pour résumer, plus nous entraînons notre cerveau à ressentir telle ou telle émotion toxique, et plus nous rendons facile l’accès à cette émotion. Si nous voulons arrêter de nous mettre en colère inutilement, il est donc nécessaire d’en passer par une phase où nous faisons preuve d’une réelle volonté (et de bienveillance!!) pour parvenir à casser les autoroutes que l’habitude a créées.

C’est très beau sur le papier, mais concrètement, comment on enseigne cela aux enfants ?

Déjà, apprenons à détacher notre émotions de celles de nos enfants !

Notre enfant est fatigué, il se met en colère et se roule par terre… Allons-nous laisser monter en nous l’agacement est la colère, ou bien allons-nous faire le choix de souffler un bon coup, quitter la pièce quelques minutes si nécessaire pour garder notre calme, puis accompagner notre enfant vers un état de mieux-être ?

Au lieu d’utiliser nos neurones miroirs pour éprouver les mêmes émotions que nos enfants, cherchons au contraire à donner l’exemple aux neurones miroirs de nos enfants !!

Des câlins, des câlins, des câlins !

Comme nous l’avons vu plus haut, l’ocytocine est sécrétée pendant les câlins. Pour éviter les crises à la maison, il n’y a donc rien de tel que les séances de câlins ! Mais il vaut mieux s’y prendre avant que la crise soit là !

Il est toujours plus facile de contrôler un petit ruisseau qu’un fleuve déchaîné ! C’est pareil avec nos émotions : nous pouvons plus aisément avoir une influence positive sur nos pensées et nos émotions quand elles sont encore toutes petites, plutôt que d’attendre qu’elles soient bien installées !

Des séances de câlins avant les crises sont donc plus efficaces !

Par contre, il est essentiel de prendre conscience du fait qu’on ne doit pas forcer ces câlins !

Chaque situation est une occasion d’apprendre

Montrons à nos enfants comment nous-mêmes parvenons à tirer profit de chaque situation plutôt que de nous laisser abattre par les circonstances.

Regardons le cadeau qui s’offre à nous dans tous les événements que nous vivons, et sachons le mettre en évidence pour que nous enfants en aient conscience également. Parlons avec nos enfants des leçons que nous tirons de nos épreuves.

Enfin, aidons nos enfants à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent pour qu’ils sachent expliquer ce qu’ils vivent (ou simplement se l’expliquer à eux-mêmes!).

Quelques outils

Il existe des jeux que les enfants apprécient beaucoup et qui les aide à développer leur intelligence émotionnelle. Souvent basés sur des mises en situation à l’aide de petites phrases, l’enfant apprend à savoir ce qu’il ressent mais aussi à se mettre à la place des autres et comprend ce qu’il fait parfois ressentir à son entourage.

Ces jeux sont très enrichissants pour les enfants, mais aussi pour les adultes qui les accompagnent !

Les histoires sont aussi un excellent outil pour permettre aux enfants de ressentir toutes sortes d’émotions et d’assimiler les ressources dont ils ont besoin pour apprendre à en tirer le meilleur.

S’identifier aux héros, ressentir la peur, le doute, puis la fierté et la joie sont un processus que l’enfant suit lorsqu’il écoute une histoire.

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