Les dangers des « etiquettes », et comment s’en débarrasser

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Les dangers des « etiquettes », et comment s’en débarrasser

Les etiquettes…

…vous savez, celles qu’on met sur les gens, et qui les classent dans telle ou telle case… :

  • « Toi, tu es bon en maths »
  • « Tu es trop gentil »
  • « Il a un sale caractère »
  • « Elle est calme et réservée »
  • etc.

Quelles sont les étiquettes que l’on vous a collées ? Pouvez-vous penser à quelque chose qui fait maintenant partie de votre propre identité, mais qui vous a, en quelques sortes, été « imposé » par votre entourage ? 

Est-ce quelque chose dont vous êtes fier, ou plutôt quelque chose qui vous freine ?

La question que je pose aujourd’hui est :

Comment éviter d’étiqueter nos enfants, et comment les aider à surmonter les étiquettes qui leur ont été imposées ?

 

Commençons par étudier les conséquences des étiquettes

Lorsqu’un enfant a un comportement qui ne nous plait pas, il est parfois tentant de lui dire :

« Arrête de te mettre à pleurer dès que je te dis non, tu es tellement CAPRICIEUX, c’est insupportable ! »

Quelles seront les conséquences à votre avis ? A force de s’entendre répéter qu’il est capricieux, l’enfant ne va-t-il pas DEVENIR capricieux ?! Simplement pour être en cohérence avec l’identité qui lui est imposée ?

Il en va de même quand on dit à enfant :

« Ne tape pas, tu es méchant ! »

Certains enfants s’entendent dire ce genre de phrases plusieurs fois par jour, ou par semaine. Cela devient partie intégrante de leur identité. (Je vous propose de lire cet article. J’y explique à la fin l’importance de la communication non violente, et des formulations affirmatives plutôt que négatives).

Certaines étiquettes, qui nous semblent plus positives, ne sont pas beaucoup plus faciles à porter.

Par exemple, ma mère a longtemps raconté mon tout premier jour à l’école en ces termes :

« Tu es restée assise sur le cheval à bascule, tu te contentais d’observer les autres enfants. Pendant la récréation, tu es restée derrière la porte à les regarder par la fenêtre, sans les rejoindre ! Tu observais calmement, sans parler ni prendre part à leurs jeux. »

Elle racontait cette histoire assez souvent, et à beaucoup de monde. Si bien que j’ai intégré cette information comme faisant partie de mon identité :

« Je suis quelqu’un de calme, silencieux, qui observe MAIS N’AGIT PAS ! »

Elle en était plutôt fière en fait, ce n’était pas une mauvaise intention de sa part. Sa fille était quelqu’un de calme et réservée.

Il m’a fallu attendre cette année 2019 pour comprendre et décider que je refuse cette identité, et qu’elle ne me correspond pas (ou plus) parce que je veux faire entendre le message que j’ai à transmettre, et agir !

Comment surmonter les étiquettes qui nous sont imposées ?

Depuis cet été nous avons déménagé, et mes enfants ont donc changé d’école.

Dans son ancienne école, Augustin était connu comme un râleur, boudeur, mauvais perdant, et qui refusait systématiquement de participer aux activités.

Pour un enfant de 4 ou 5 ans, comment réussir à se comporter différemment de ce que les autres attendent ? (C’est déjà très difficile quand on est adulte, n’est-ce pas ?!)

Quand il perdait à un jeu, tout le monde s’attendait à ce qu’Augustin se mette à pleurer et parte bouder dans son coin.

C’est donc ce qu’il faisait !!!

Il s’efforçait  d’être cohérent avec ce qu’on attendait de lui. C’est normal ! Le principe de cohérence est quelque chose que nous portons tous en nous.

Cette étiquette l’a donc suivi pendant les 3 années qu’il a passées dans son ancienne école. On en venait même à lui demander dès son arrivée à l’école s’il était encore de « mauvaise humeur » aujourd’hui…

Dans un tel environnement il est évident que dépasser cette étiquette est compliqué. Je ne comprenais pas vraiment tout cela, ni non plus le fait qu’on me dise que mon fils était râleur. A la maison il était enthousiaste et enjoué au contraire.

Lorsque nous avons décidé de déménager, et que j’ai expliqué à mes fils qu’ils allaient changer d’école, j’ai pris le temps de dire à Augustin :

« Dans ton école actuelle, tu te comportes comme un enfant râleur, et mauvais perdant. Tu as bien conscience que cela gâche tes journées. Ce changement d’école est une chance pour toi ! Personne ne te connaîtra. Si tu perds à un jeu, personne ne s’attendra à ce que tu pleures et boudes. Tu as donc la possibilité de leur offrir une autre image, une image qui te corresponde plus, et qui te permette d’agir autrement. »

Nous avons eu cette discussion à plusieurs reprises. Augustin l’avait intégrée, et m’en parlait ouvertement. Il avait peur de changer d’école, mais savait que c’était pour lui l’occasion de dépasser l’étiquette qui lui avait été imposée.

Je suis fière de dire qu’aujourd’hui le comportement d’Augustin à l’école est radicalement différent. Tout se passe bien ! Il participe aux activités proposées par l’enseignant avec enthousiasme ; il joue avec ses copains sans problème ; il est content d’aller à l’école le matin ; etc.

Le changement d’environnement lui a permis de dépasser cette étiquette, et de choisir qui il voulait être.

Détaillons ensemble les étapes pour surmonter les étiquettes qui nous sont imposées :

 

  • Il faut tout d’abord PRENDRE CONSCIENCE qu’elles ne font pas partie de notre identité.

 

  • Après cette prise de conscience, il est important de DÉCIDER que nous ne voulons plus répondre à ce type de comportement.

 

  • Il faut ensuite REMPLACER notre « ancienne identité » par une identité qui corresponde à ce que nous voulons être.

 

  • Pour finir, il faut INTÉGRER cette nouvelle identité et la VIVRE au quotidien ! Cela demande de la persévérance et de l’engagement !

 

Et pour finir, que traduisent les étiquettes ?

A votre avis, que peut traduire un comportement anxieux ?

La réponse est simple, l’enfant anxieux exprime par son comportement un besoin de SÉCURITÉ !

Plutôt que de l’étiqueter comme quelqu’un de stressé, et d’anxieux, ne serait-il pas alors plus judicieux de l’aider à répondre à son besoin de sécurité ? Cela lui permettrait sans doute plus facilement de surmonter son anxiété. En effet, en l’étiquetant d’ « anxieux », on renforce au contraire ce comportement.

  • De même, les enfants impulsifs expriment un besoin d’apprendre à maîtriser leurs émotions.
  • Les enfants indisciplinés ont besoin de comprendre l’intérêt des règles.
  • Parfois, certains enfants sont rejetés. Ils ont alors besoin d’apprendre à vivre en société.
  • Un enfant paresseux a simplement besoin d’avoir des projets motivants !

Ainsi, plutôt que d’essayer de ranger les enfants dans telle ou telle case, pourquoi ne pas les aider à comprendre les besoins qu’ils expriment, et savoir y répondre ?

 

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