Bienveillance et rythmes biologiques… Et si on s’écoutait ?!

bienveillance, education, éducation, positive, câlin, calin, enfant, enfants

Cet article fait suite au carnaval d’articles organisé par Emma du blog www.ParentPlusQuImparfait.com. Les blogueurs s’unissent et publient autour du thème “Education bienveillante : et si la bienveillance commençait par soi-même ?”. vous aurez prochainement accès librement à la compilation de ces articles sous forme d’un e-book gratuit.

Ca y est !

Après 9 mois d’attente et de préparation, Constance est née ce 17 août 2019. Elle a été très bien accueillie par Augustin, Léonard et Sidonie. Nous sommes très heureux de la voir venir compléter notre famille avec autant de douceur !

Avec Constance, comme à chaque naissance de mes enfants, est arrivé un grand chamboulement ! Les nuits sont entrecoupées… Non seulement Constance se réveille, mais Sidonie m’appelle parfois encore au milieu de la nuit ! Et la journée, on a une nouvelle organisation à trouver.

C’est chouette, magique, mais fatigant !

Et la fatigue est un de mes ennemis… Sous le coup de la fatigue j’ai tendance à m’emplir d’impatience et même parfois… de colère

Depuis la naissance d’Augustin, je m’intéresse de très près à l’éducation bienveillante. Mais suivant les situations, c’est plus ou moins facile de rester dans une parentalité positive, et de ne pas culpabiliser à cause de certaines de mes réactions…

Avec l’expérience, j’ai compris que cette période un peu décousue ne durera pas. En quelques semaines nous aurons tous retrouvé notre place, notre organisation, etc. Mais l’arrivée de Constance me rappelle à quel point le fait de respecter les rythmes de tous les membres de la famille est important. Surtout pour rester dans une démarche d’éducation bienveillante et de parentalité positive !

Alors ces rythmes, parlons-en !

A-t-on réellement une horloge interne ?

L’image est très parlante, mais qu’en est-il vraiment ? Notre corps est-il réellement rythmé ? Comment cela se passe-t-il ?

En fait, nous avons plusieurs horloges internes, et c’est ce que nous allons comprendre dans la suite.

Les différents rythmes

Il fut un temps où cela a créé une véritable révolution :

La terre tourne sur elle-même, et tourne autour du soleil !

C’est tout simplement pour cette raison que les rythmes biologiques régissent la vie sur terre !

Tous les êtres vivants possèdent des rythmes biologiques. Les chronobiologistes s’accordent même pour dire que ces rythmes sont programmés génétiquement, et que chacun a donc son propre rythme.

Mais alors, qu’est-ce qui est rythmé chez l’humain ?

Les rythmes circadiens : chaque jour

On parle de rythme circadiens pour des évènements qui se reproduisent à l’identique au bout d’environ 24h.

Il semblerait que la périodicité réelle moyenne soit de 24h30, voire 25h. Pour des raisons de facilité de calcul, les jours sont découpés en 24h. Notre organisme doit donc en permanence synchroniser ses horloges avec celles de la vie en société.

Parmi les événements qui suivent un rythme circadien, on retrouve :

  • Le rythme veille-sommeil (qui passe par des creux aux alentours de minuit et midi ; et des pics en milieu de matinée et en milieu d’après midi).
  • La température corporelle nous signale le moment d’aller dormir par le  » 𝕷𝖊 𝖋𝖗𝖎𝖘𝖘𝖔𝖓 𝖉𝖚 𝖘𝖔𝖎𝖗 « . Elle est au plus bas pendant le creux de la nuit.
  • La sécrétion de cortisol (hormone du stress) est au plus haut au moment de l’éveil spontané. Elle diminue au cours de la journée, pour atteindre son creux la nuit.
  • La sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) dépend de l’exposition à la lumière naturelle le jour, et à l’obscurité le soir)
  • Le rythme des repas est plus ou moins important suivant les personnes. Il est conseillé de prendre un vrai petit-déjeuner pour se donner toutes les chances d’être en forme toute la matinée, et de manger léger le soir pour faciliter l’endormissement.

On pourrait croire qu’on a fait le tour des rythmes de notre corps… il n’en est rien. Passons maintenant aux :

Rythmes infradiens : chaque saison

On a compris que les rythmes circadiens ont une durée d’environ 24h. Les rythmes infradiens sont ceux dont la durée est supérieure à 28h. Les deux plus importants chez l’être humain sont le cycle menstruel de la femme (dont il est prouvé qu’il joue sur l’humeur et la concentration, et doit donc être pris au sérieux par les mamans !), et l’hivernation.

L’hivernation : période des coups de mou !

Certains animaux hibernent. Ce n’est pas le cas des humains, mais il n’en reste pas moins que pendant la période qui va de novembre à mars :

  • notre organisme est plus fatigable.
  • notre système immunitaire est plus faible.
  • Le niveau de cortisol peut parfois être plus bas pendant cette période.
  • Et le manque de luminosité peut provoquer chez certaines personnes une dépression saisonnière.

Et enfin, les rythmes ultradiens : chaque heure

Les rythmes ultradiens ont une période inférieure à 20h.

Il s’agit par exemple du rythme cardiaque, ou du rythme respiratoire. Ces derniers sont très liés aux émotions, et aux événements (plus ou moins stressants) que nous vivons au quotidien.

Assez bizarrement, nous retrouvons dans les phénomènes dont le rythme est ultradien, le sommeil. Il suit à la fois un rythme circadien (sur 24 h), et un rythme ultradien d’environ 90 minutes (60 à 70 minutes environ jusqu’aux alentours de 3 ans).

Nos différents cycles de sommeil au cours de la nuit vont voir s’alterner des moments de :

  • sommeil profond. Permettant la récupération physique et musculaire, la régénération du système immunitaire, et la mémorisation des gestes pratiqués dans le journée. Il est plus important en début de nuit.
  • et de sommeil paradoxal. Utile pour la mémoire à long-terme. Le cerveau est en activité, et les muscles totalement inhibés. Le sommeil paradoxal est plus présent en fin de nuit.

S’écouter pour se sentir mieux

Des études ont prouvé que le fait de désynchroniser ses rythmes biologiques avait des conséquences sur la sécrétion hormonale, le risque de diabète, l’augmentation des tissus adipeux, le stress, le système immunitaire, etc.

On a déjà évoqué plus haut que chacun a son propre rythme programmé génétiquement. Apprendre à se connaître soi-même est donc le meilleur moyen de se sentir bien dans son corps et dans sa tête.

Et cela facilite alors le travail quand on vit dans une démarche de parentalité positive et d’éducation bienveillante !

Pour cela, il faut savoir répondre aux questions suivantes :

  • « Suis-je un gros ou un petit dormeur ? »
  • « Suis-je un lève-tôt ou un lève-tard » (suivant les personnes, l’éveil spontané est compris en général entre 6h et 9h du matin… Il ne coïncide pas toujours avec l’heure à laquelle le réveil sonne !)
  • « A quelle heure mon corps me signale-t-il qu’il est temps d’aller dormir ? » (savoir repérer le frisson du soir)
  • « Est-ce que je me couche assez tôt pour profiter pleinement des bienfaits du sommeil profond ? »
  • « A quelle heure est-ce que je ressens le creux méridien ? » (c’est à dire le creux de milieu de journée où l’on a besoin de faire une pause, et qui n’a rien à voir avec la digestion)
  • « Suivant les saisons, est-ce que j’ai des baisses de régime ? »
  • « Suivant les périodes de mon cycle menstruel, est-ce que je me sens plus ou moins submergée par le quotidien ? »

Pourquoi respecter nos rythmes ?

En tant que parent, le quotidien est parfois stressant. Entre le travail, les enfants, les horaires à respecter, et la vie sociale que l’on veut conserver, on ne sait parfois plus trop où donner de la tête.

Faire preuve d’auto-discipline, et respecter notre rythme est souvent compliqué ! Se coucher à heure fixe, prendre le temps de faire des repas sains et équilibrés tous les jours, écouter son corps… Cela peut devenir un vrai parcours du combattant.

Et pourtant, en sachant de quelle quantité de sommeil on a besoin, en connaissant les heures auxquelles notre corps est à son « top niveau« , et celles où il a besoin de calme, on est plus apte à donner le meilleur de nous-même.

On se sent alors moins stressé, plus efficace, plus détendu. Et ce sont les conditions optimales pour être capable d’exercer notre rôle de parent en toute bienveillance.

Ensuite, quand on a bien compris l’importance des rythmes biologiques, et que l’on se connait mieux, on peut aider notre enfant à écouter ses propres rythmes, et à respecter ses propres besoins.

Le rythme biologique de l’enfant

Chez les enfants âgés de 3 à 10 ans, les rythmes biologiques sont les mêmes. Le besoin de sommeil d’un enfant de trois ans est le même que celui d’un enfant de 10 ans.

Avant trois ans, les besoins sont différents. Après 10 ans la puberté se met en place, et les rythmes commencent à changer.

Entre 3 et 10 ans, on constate que lorsque le rythme biologique est respecté, les enfants sont des lèves-tôt, et ont besoin de 10h de sommeil en moyenne. Ils ont également réellement besoin d’un temps calme (voire d’une sieste) au moment du creux méridien.

L’importance du temps calme en début d’après midi

Ce temps calme doit être fait immédiatement après le repas, sans laisser à l’enfant le temps de s’exciter après manger.

Il est essentiel pour tous les enfants de 3 à 10 ans, puisqu’il leur permettra de passer le reste de la journée sereinement

…Cela ne sera une surprise pour aucun des parents qui ont déjà vu leur enfant manquer sa sieste, et finir la journée dans un état d’énervement incroyable !

Le goûter

Le goûter est également un moment important de la journée parce qu’il permet d’alléger le repas du soir, et donc de faciliter l’endormissement.

Les repas doivent être pris à heures fixes, et le dernier repas de la journée ne doit pas être pris trop tard, à cause de la mise en pause du système digestif la nuit.

Le sommeil

On sait aussi que le sommeil paradoxal est très important chez l’enfant. Or celui-ci intervient majoritairement en fin de nuit.

Il est donc important de veiller à ce que le réveil de l’enfant se fasse au meilleur moment possible en fonction de son rythme. C’est à dire au moment le plus proche possible de son éveil spontané, pour qu’il profite au maximum de son dernier cycle de sommeil. Les différents horaires à respecter rendent parfois cela compliqué…

C’est la raison pour laquelle coucher son enfant à heures fixes, et conserver ce rythme même les jours de week-end est primordial.

Quelques idées à mettre en place

Organiser les repas

J’avais tendance à ne pas faire goûter mes enfants et à les faire manger plus tôt le soir. Pourtant, tous les week end, ce rythme était différent, et nous prenions nos repas plus tard, ce qui nous décalait systématiquement.

L’importance d’avoir un rythme régulier au moment de la prise des repas m’a fait revoir cette organisation. Mes enfants adorent les crudités. Je leur propose donc des crudités pour le goûter. Ils se régalent, et cela les aide à tenir jusqu’au repas, que j’ai allégé.

Cette nouvelle organisation a été bénéfique notamment pour Augustin et moi, qui avons un système digestif assez sensible !

Le sommeil

Pour commencer, il est essentiel de savoir que les écrans émettent une lumière artificielle qui trompe notre organisme, et empêche donc la sécrétion de mélatonine. Arrêter les écrans au moins une heure et demie avant d’aller dormir est donc la meilleure façon de favoriser un bon endormissement. Chez les enfants comme chez les adultes.

Alors on oublie les dessins animés le soir !

A la place, on peut proposer aux enfants une partie de jeu de société, la lecture d’un livre, un moment câlin, une petite séance de sophrologie, etc.

Si on n’a pas le temps, les histoires audio sont une excellente option. Vous pouvez d’ailleurs en recevoir gratuitement ici.

Le creux méridien

Chez nous, les histoires audio sont aussi un outil important au moment du fameux creux méridien.

Depuis quelques temps à la maison les deux grands ne veulent plus faire la sieste. Alors pour pallier à cela, je leur mets des histoires audio en début d’après midi. Ils jouent calmement en écoutant les histoires de Milounette et Cloucouchou.

Cela les aide réellement à passer une bonne après-midi. Ce sont eux qui décident de la durée de ce temps calme. Quand ils en ont assez, et sont prêts à reprendre des activités plus intenses, ils me le font savoir sans souci !

Et vous, est-ce que vous faites attention à respecter vos rythmes biologiques et ceux de vos enfants ? Comment gérez-vous l’organisation au quotidien ? Partagez vos astuces en commentaires !

P.s : Tu es descendu directement à la fin de l’article ? Ca m’arrive aussi ! voilà la conclusion de ce que j’ai évoqué dans l’article :

Comprendre l’importance des rythmes biologiques me semble être une nécessité à la fois pour soi, et pour ses enfants.

Au quotidien, je constate que le fait de me sentir bien me permet d’être beaucoup plus présente avec mes enfants, et de leur apporter vraiment le meilleur de moi-même à travers une éducation bienveillante.

Si je ne m’écoute pas, ce qui arrive encore malheureusement, je me sens très vite impatiente, et la colère monte facilement. Respecter mes propres rythmes me semble donc essentiel dans la pratique d’une parentalité bienveillante.

Aider mes enfants à comprendre que leur corps a des besoins, est donc une conséquence directe. Je sais que cela les aidera à grandir correctement, et leur permettra d’être mieux dans leur peau une fois adulte.

Et pour aider tes enfants à se détendre aux moments des creux du rythme veille-sommeil, je t’invite à t’inscrire ci-dessous pour recevoir gratuitement des histoires audio de Milounette et Cloucouchou ! C’est une excellente alternative aux écrans, et les enfants adorent !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.